Chasser :

Le 19 Juillet 1995
Dog fish 6.5 Kg

Enfin l'avion atterri sur l'aéroport de Tercera. Nous avons en survolant l'île repéré plusieurs lieux qui nous semble propice à la chasse sous-marine. Mais la galère commence au débarquement. Certes pas de douane puisque nous sommes en communauté européenne, mais comme nous n'avons pas réservé de voiture, aucun taxi ne veut nous prendre avec nos bagages ultra encombrant y compris le tube à fusils de 2m de haut.
Et oui j'avais acheté un fusil de 130 avec des flèches 1m80 dans l'espoir de tirer les énormes liches des Açores. Enfin après une heure de discutions et une tentative de départ a pied qui n'a durée qu'environ 100m, nous trouvons une voiture à louer. Et nous voilà en partance pour le port de Hangra. Sur la route on voit un super camping au bord de la mer. Nous nous installons avec hâte et nous commençons un tour de l'île de repérage.
Les premiers jours ne sont pas au niveau de nos espérances. Des courants de fou, et toutes les bonnes zones sont inaccessibles sauf de longues marches ou a moins d'avoir un bateau. Malgré tout, les prises sont toujours au rendez-vous : barracudas, petites liches, sars énormes et en quantité spectaculaire, etc…
Un matin nous n'étions pas très courageux, et nous décidons de nous mettre a l'eau tout simplement devant le camping.
La zone au départ n'est pas très attirante, et en plus beaucoup de débutant la pratique puisque facile d'accès.
Après deux heures de chasse on est tous les trois presque capot. On décide de partir plein large pour voir ce qui se passent en dessous de 20m. L'eau est très claire et nous tombons tout d'un coup sur une zone d'amoncellement de très gros blocs. Des la première descente sur 22m en haut d'un bloc plus gros qu'un autobus je vois 4 ou 5m plus bas une sorte de grosse vielle longue au comportement bizarre. Elle me parait énorme. Intrigué, je remonte et en parle Alex celui qui chasse le plus profond de nous trois. Il descend et me dit « je l'ai vue mais de loin. Je ne sais pas ce que c'est ? » Durant plusieurs minutes aucun de nous trois ne la reverra. Je me prépare pour une descente vertigineuse sur les graviers à plus de 25m.

Je ferme les yeux me décontracter, me concentre, visualise mon apnée. Une dernière inspiration très profonde et j'entame mon canard. Mais sans m'en rendre compte j'ai légèrement dérivé. De pas grand chose, une trentaine de mettre, mais ma descente me parait longue. A environ 15m je distingue le fond et je vois ma grosse vielle. Mon sang ne fait qu'un tour je vais la tirer à la coulée. Je me dirige vers elle bras tendu en essayant de rester bien immobile. Ma coulée me fait prendre de la vitesse et je sais que je vais être très profond. Me voilà a 4m d'elle et je vois bien quel est énorme, trois mètres, deux mètre elle est très nerveuse, je déclanche mon tir de trois quart arrière. Ma flèche la traverse mais elle donne un tel coût de queue que j'entends un boum sous l'eau et que je vois ma flèche de 1m80, se tordre en une fraction de seconde. Je me cambre et entame ma remonté. Et c'est clair elle va être difficile. Je suis très profond. Je remonte et en profite pour ramener mon poisson vers moi. Je la tiens dans mes bras assez vite, mais ça n'a rien d'une vielle. Elle a des dents énormes qui lui sortent de ses lèvres, une queue de mérou et un corps bien trop long. Elle est de couleur marron mais qu'elle n'est pas ma surprise en arrivant vars la surface de la voir changer de couleur. Elle devient d'un rouge extraordinaire. C'est sublime. Alex et Laurent eux aussi en firent plusieurs durant le séjour des malles et des femelles plus de couleur jaune. Nous apprîmes que ce poisson s'appelé le DOG FISH ou poisson chien. En tout cas, si vous chassez sur les Açores, ne laissé pas passer la chance de vous faire de grosse sensations avec ce poisson.

Sa fiche scientifique http://www.fishbase.org/Summary/Species




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