Chasser :

Le 20 Aout 1992
Merou 20 Kg

C'est presque le milieu des vacances et nous avons envie de decouvrir autres choses que le détroit de Gibraltar.
Notre ami Aziz, un chasseur sous marin local que l'on a rencontré en debut de séjour nous parle d'un lieu de chasse extraordinaire, sur la cote nord méditéranéene marocaine. Notre sang ne fait qu'un tour, a nous les enormes liches, pagres, et mérous. Le lendemain nous plions toutes nos affaires, rechargeons les voitures et Go pour 4 heures de voiture. 1 heure de belle route goudronnées et 3 heures de piste pourri et ultra poussiéreuse. L'arrivé sur place nous permet de souffler, on est épuisé, afamé et déguelasse. En plus plusieurs d'entre nous on la courante! et il n'y a pas vraiment de toilette la bas et comme il n'y a pas d'arbre vous voyez un peu la galere. Mais bon passons sur cet épisode plus que scabreux. Le lendemain nous allons à la gendarmerie nous faire enregistré comme c'est de coutume dans le rif marcain. Nous demandons l'autorisation de mettre le bateau a l'eau et la catastrophe, c'est refusé car un francais en voilier, s'est fait piquer la semaine d'avant avec du hachishà bord. On est furax. Avec notre zodiac et nos 20L de carburant on va avoir du mal à traverser la méditéranée, mais rien à faire les autoritées locales sont inflexibles, malgrés les tentatives de corruption de notre part.

C'est la mise à l'eau à la palme qui nous attend. Que diable debut d'apres midi, on est tous les quatre à l'eau. la zones est composé de falaises abruptes qui chutent de suite entre 12 et 30m et en plus c'est déguelasse. Mais en partant sur la droite et en parcourant quelques kilometres, on trouvent de l'eau bien claire et de magnifiques éboulis. Le poisson est au rendez-vous se sont des pagres rouges qui font les premiers frais de nos apnées. Puis les premiers mérous sont sortis, les sars et de beaux corbs se baladent entre les pierres. Des petites liches foisonnent au sommet des pierres. des dentis et des daurades font de timides apparitions. On arrivent à en flinger quelques unes quand même. Mais ce sont les merous qui nous attirent le plus, car ce sont de si belles prises. On chassent à vue. On nagent en surface ou en demi coulée sur des fonds de 10 à 20m et quand on repere un merou on le suit jusqu'a son trou. Aprés c'est de la boucherie. On est devenue tellement expert dans cette chasse que notre jeu est de les sécher net pour les faire blanchir et les sortir comme une larve de son trou. Bien sur certains résistent mais on ne les tirent pas. Il y en a tellement que l'on ne tire que les merous que l'on est sur de sortir dans l'apnée. C'est ainsi que je répére un gros pépére qui se dore au soleil. Je coule vers lui et ni une ni deux, il plonge sous un gros bloc. Je le suis et arrive en bas de l'enorme cailloux qui lui sert de demeure. La je rentre dans le trou. Il est pilpoil de la longueur du merou qui est la à 1m de mos posés sur le coté et qui m'observe tranquillement sur qu'il est de sa planque. Il a pris parfaitrement la couleur de son antre et pense être cacher de ma vue, alors que je ne vois que lui. Mon fusil glisse le long de mon corp, et je vise juste derrierre l'oiel. Bang. Il est mort sur le cout, il devient blanc et sort de sont trou en quelques secondes. Il accusera sur la balance 20 kg.

C'est depuis ces tirs à répétition, souvent trop facile sur des dizaines et des dizaines de merous, que j'ai décidé de ne plus en tirer. c'est vraiment trop facile. je n'en ai plus tirer depuis 1995.

Mais ça recommence à me taquiner maintenant ça commence à faire long 10 ans !

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