Un pageot affamé Toute la semaine je n'ai pensé qu'à une seule chose, ma chasse du week-end. En effet c'est la première semaine de beau temps depuis le mois d'octobre. Cette année l'automne et l'hiver ont été catastrophiques au niveau de la météo, peut être à cause de la canicule de l'année dernière ? Cissou et Nic, deux de mes amis de FCSM Passion se
mettent à l'eau vendredi après-midi. Moi dans mon bureau
je regarde ma montre et j'ai l'impression que ma montre est arrêtée
tellement le temps passe lentement. Le soir à la sortie du
bureau je saute sur mon téléphone pour connaître
le résultat.: " Désastreux. 2 mètres de visi
un peu plus à partir de 14m mais l'eau est laiteuse. On a fait
une seiche chacun" On est samedi matin 6h mon réveil sonne. A l'ouverture des yeux je me vois grelottant en train de me geler dans de l'eau blanche BEURK. Mais bon la chasse c'est une passion avec ses bons et ses mauvais moments. Je me lève. Arrivé vers 7 h sur la côte catalane. Pas un souffle de vent, la mer est calme belle avec le soleil qui pointe à l'horizon. Je m'habille vite et me mets à l'eau. Je glisse doucement a la surface d'arrête en arrête pour voir si je peux pas surprendre un poisson imprudent. Clic et voila un sar de 500g. Je me dirige doucement vers cette zone de sable où viennent souvent les grosses seiches. J'en épingle 4 de tailles correctes entre 600 et 800g. C'est le désert en terme de poissons à part ces quelques seiches. au bout de 2 heures je repars vers la voiture quand je croise de très grosses seiches. Elles sont là en suspension dans l'eau devant une rague. Elle sont belles gonflées et zébrées. Je m'avance et elles se décalent du trou. Je doit vérifier qu'elles aient bien pondues avant de les tirer. Dans la rague un tapis d'oeuf noir accroché au plafond. Elles ont dues pondre toute la nuit. Je me mets en position de tir et me décale jusqu'à ce qu'elles soient toutes les deux bien alignées. Doublé. Facile sur des seiches. A la pesée elles accuseront 1.4Kg 1.6Kg. Là je me dit "bon ma chasse est faite.". Et je rentre tranquillement repassant d'arêtes en arêtes pour voir si je peux pas surprendre un poisson imprudent (tiens je l'ai déjà dit ça). Et là au détour d'une, devant moi, dans 5 m d'eau je vois quoi ? Un pageot qui papillonne devant un trou. Il est comme hypnotisé par ce trou et ne m'a même pas vu ou senti. Bizarre pour un prédateur aussi aguerri. Je m'avance à 1 m de lui je le cloue avec mon 75. Le départ est à la mesure de sa surprise. Je le remonte et là en dessous de moi je vois qui sort du trou un calamar de 30 ou 40 cm qui file sans demander son reste. Le pageot l'avais surpris dans sa ponte et attendait certainement sa sortie pour en faire son repas. Et voilà, la prochaine fois que les copains me disent qu'il n'y a pas de poissons, je vais chasser quand même, car la mer récompense toujours la persévérance.
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