Chasser :

Le 7 mars 2001
Barracuda 6.1 Kg


Le voyage commence par une bonne rigolade insouciante à l'aéroport de Roissy au milieu des bagages de chasse amoncelés sur le chariot de transport

9h plus tard correspondance avec le vol qui se rend à Tuléar et la première angoisse de l'Afrique et de son bordel sans nom.

Les bagages auront ils bien étaient transférés ?

Arrivée sur le tarmac de Tuléar on est sur un autre monde.

En pleine brousse ce sont les « taxis 4x4 » enfin les 4L 4x4 qui nous accueille. Avec tout notre barda on a l'air de fada.

En plus on a pris qu'un vol sec et du coût on ne sais même pas ou on va dormir le soir. Heureusement Internet nous avez indiqué le VOVOTEL

http://www.activweb.fr/vovotelo/index.html

Le trajet en 4L sur les 30 km de pistes sableuses fut folklorique, mais le résultat était superbe. Bungalows au milieu des cocotiers en face d'une baie et d'un lagon.

Seul inconvenient on est pas loin de zones de mangroves ce qui fait que l'eau n'est pas aussi bleue que l'on aurait pu l'espéré.

Les premiers jours ce sont les pirogues qui nous mènent sur la barrière de corail situé a 5 km au large et surtout proche des deux passes nord et sud du lagon ou se concentre la vie.

Un jour nous rencontrons Alain Peyrot un malgache qui possède une pirogue a moteur pas lion de l'hôtel. Il nous propose d'allée sur Salary a 80 Km au nord dans une zone déserte ou existe un petit village de pêcheur.

Aller Go au point ou on en est en terme d'aventure, 80 Km en pirogue cela doit être sympa.

A peine arrivé sur place la mer est mauvaise et le ciel menaçant. Un plouf dans la passe pour faire le repas du soir.

Je glisse dans cette eau sombre du au manque de visibilité et a l'orage qui menace. Le fond de la passe se situe vers 12 mètres. Ce sont des langues de corail entouré de milliers de poissons multicolores qui virevoltent. Je croise une magnifique tortue qui broute le corail. Mais le gros n'est pas la et la mer commence a devenir mauvaise.

Tout a coût alors que je fait un agachon au bord d'une patate de corail, je vois apparaître un banc d'une centaine de barracudas. C'est superbe, ils sont menaçant sur deux, et montrent les dents. Malheureusement il sont petits 4 kg maximum.
Mais en bout de banc un Beau pépère est la. Il ferme la marche du banc fièrement. Certes ce n'est pas un énorme barracuda africain mais déjà il faut 1m30. le problème c'est qu'il est loin. Alors des qu'il passe devant moi et que je comprends qu'il ne se déroutera pas pour venir me voir j'avance vers lui et a 3m de lui lâche mon tir. Je le traverse parfaitement et la c'est l'explosion. En quelques secondes il dévide mon moulinet et les rush sont exceptionnel. En plus il profite du courant de la passe pour donner encore plus de puissance a ces assauts. Petit a petit je remonte mon fil mais à quelques metres de moi il s'immobilise et me regarde de l'air de dire tu t'approches, je te bouffe. Il est clair que je n'ais pas envie de jouer avec ce bébé qui ne se posera aucune question si je m'approche. Je prend la sage décision de laissé filer le fil et de revoir ma position depuis la pirogue. J'appelle donc le bateau, je monte a bord et remonte mon poisson arrivé a la surface je le hisse d'un coup sec dans le bateau. Et la les quenottes du bébé claque presque aussi fort que ses coups de queue. Alain reste calme mais son pilote dont j'ai oublié le nom saute a l'eau mort de peur. Il nous dira après « si le poisson est dans l'eau moi je suis sur le bateau et lorsqu'il est dans le bateau c'est moi qui suis dans l'eau ».

Il pèsera 6,1 Kg, j'ose même pas imaginais ce que ce serais s'il en faisait 30 ?

C'est le seul poisson que l'on prendra a Salary car la tempête était en fait un Cyclone qui nous passera dessus et nous fera perdre une semaine de chasse sur les trois a Ifaty.

Un autre recit ?